mardi 26 mai 2015

Explorer: Le bassin Boeuf et sa cascade, à Ste-Suzanne, Est de la Réunion

La commune de Ste-Suzanne compte un nombre impressionnant de cascades et de bassins. Elle est un des hauts lieux du canyoning à la Réunion, et offre des randonnées d'une pure merveille. Située dans l'Est de l'île c'est une zone humide. La commune n'est pas densément peuplé et le paysage à observer est spectaculairement vert, tant la nature est abondamment arrosée. Ici on va s'arrêter un instant au Bassin Boeuf, accessible après une petite demi heure de marche à travers les galets ou en empruntant le sentier créé pour y aller. Modestement, nous ne nous y sommes pas baignés, car la profondeur est impressionnante. Et puis il est conseillé de ne pas s'y aventurer en raison des aspirations d'eau par le fond du bassin, qui surviennent sans prévenir. C'est un peu le cas de beaucoup de bassins dans l'Est. Alors si vous prévoyez de vous y rendre il faut respecter cette consigne de sécurité et profiter du plaisir de barboter au bord du bassin.















mercredi 20 mai 2015

Bâtons de musique pyrogravés


Depuis que ma fille est née, je mets presque tout en oeuvre pour essayer de la stimuler grâce à plein d'objets différents et pas seulement des jouets. Dernièrement j'ai rassemblé dans un panier des instruments de musiques artisanaux de petite taille, dénichés sur les marchés ici à la Réunion. Pour moi la musique est importante pour les enfants en bas âge. Je ne souhaite pas que ma fille devienne une virtuose. Je souhaite seulement lui apprendre que l'on peut s'amuser aussi sans poupée, dinette, légo ou cuisine. Comme j'avais un pyrograveur jamais utilisé, je me suis dis que c'était l'occasion de s'en servir sur ces bâtons, pour les décorer. Pour faire un son, il suffit pour elle de les frapper l'un contre l'autre. Cela a été aussi l'occasion pour moi d'expérimenter un pyrograveur. Ça n'a pas l'air si simple que ça. Il faut l'utiliser plusieurs fois avant d'être à l'aise avec cet objet.




















mardi 19 mai 2015

Réflexions sur la créativité



Je ne pensais pas un jour pouvoir écrire un article sur ce sujet. Mais dernièrement je me suis replongée dans mes travaux d'étudiantes. Et je crois personnellement en la continuité dans la créativité d'une personne. Tout a un début (et aura malheureusement une fin..). Et c'est parfois intéressant de voir ce qui nous a conduit à la situation présente.

Quand je rouvre mes vieux carnets de dessins, ou bien mon vieux classeur de photo, je suis très partagée entre plusieurs sentiments. Je suis à la fois étonnée, perplexe, nostalgique, heureuse, triste, bref un panel de sentiments à la fois similaires et contradictoires.

Et puis il y a ces mots, ces phrases, ces textes écrits que je relis, et là j'avoue, je n'y comprends pas ou plus grand chose. Évidemment il y a un contexte à ces textes, mais alors ils sont tellement abstraits que je me dis que je devais être bien perchée pour les écrire. Et c'est vrai, j'étais vraiment haut perchée, à rêver le monde à mon image, et à projeter dans l'avenir plein de projets, tous aussi farfelus les uns que les autres.

Et puis le temps a passé et la société et le monde et la vie m'ont tous rattrapé pour me ramener sur terre et me dire de me bouger pour gagner ma vie. Et là j'ai tout laissé tomber. Je ne prenais plus un seul crayon sauf pour gribouiller une liste de course. Je ne regardais plus de livres d'art. Je ne m'intéressais plus à aucune exposition, ni aucun artiste. Et je me laissais envahir par le monde de l'information dans lequel on vit, par les vicissitudes du monde. Ce passage a duré presque 10 ans. 10 ans pendant lesquels je n'ai pas ou très peu renoué avec mon passé artistique, jusqu'à cette année 2015. Évidemment revenir à ces anciennes pratiques n'est pas chose aisée. Pourquoi? Parce qu'il faut composer avec ses nouvelles philosophies personnelles, la maturité que ces dix dernières années nous ont apporté, et non pas recommencer à zéro, mais revoir son opinion sur la créativité. Et ça c'est dur. Je me rappelle d'un commentaire d'un de mes professeurs, qui disait que toutes personnes se formant dans une école d'art devait en ressortir en sachant tout faire et en étant capable d'être créatif dans n'importe quel domaine. Cette idée m'avait marqué à l'époque, bien que je n'avais pas la maturité nécessaire pour bien la comprendre. L'école d'art est véritablement une école de la vie.

Les personnes qui font parties de ma vie présente n'ont rien connu de cette période. Et évidemment on peut comprendre la surprise, l'admiration ou bien même la critique acerbe. Mais maintenant que je reprends le goût de créer, je ne peux pas m'arrêter en chemin. La machine est lancée. Mais il y a quelque chose de nouveau cette fois. Je sais que quelque part je réussirais. C'est une conviction très personnelle que j'écris ici. Et j'aimerais vraiment que ceux et celles qui me lisent et qui aimeraient eux aussi se lancer dans une démarche créative le ressentent. C'est une conviction qui met du temps à venir. Mais attention, quand je dis que je sais que je vais réussir, ce n'est pas par prétention. C'est réellement parce que je le ressens. Avant dans ma vie, il m'arrivait de baisser les bras pour un oui ou pour un non. Je manquais de courage. C'est pour ça que je n'ai pas réussi, que je n'ai pas fait carrière dans un domaine. Tous les métiers sont durs, toutes les formations sont ardues. Mais moi j'ai manqué de ténacité et de courage. Et aujourd'hui cette sensation a complètement disparut. Je sais que je vais y arriver. Je crois très profondément au pouvoir de l'intention. Parce que j'ai l'intention de réussir, je vais réussir. Ça s'appelle aussi croire en sa propre légende.

Certains feront le lien entre ce renouveau et mon retour à la Réunion, là où je me suis sentie le plus inspirée. Et bien oui faisons ce lien, si ça peut aider à comprendre. Mais moi je sais que c'est à l'intérieur de soi que l'inspiration et la créativité se situent, peu importe où nous nous trouvons. Nous ne sommes pas tous ouverts à notre créativité de la même façon. Mais je reste persuadée que c'est en nous à la base, et que l'on peut l'emporter avec soi partout. L'inspiration est partout elle aussi, en nous et à l'extérieur. Et pour les plus créatifs d'entre nous, nous ne faisons que "tendre l'oreille" pour essayer de l'entendre.

Il existe réellement une source en chacun d'entre nous, qui souhaite s'exprimer et exister au milieu des autres sources. Et je ne peux qu'encourager les démarches de ceux qui souhaitent vivre cette expérience, tant la créativité est source de bienfaits.

lundi 18 mai 2015

Écriture



On peut dessiner de plein de façons différentes. On n'est pas obligé d'utiliser un crayon et une feuille. On peut aussi laisser aller son esprit à la créativité tout en cherchant à composer un collier de perles...par exemple!  

(N.B.: Le livre de Nicolas IDIER parle d'un peintre chinois qui du haut de son gratte-ciel peint la renaissance de son pays et prépare avec patience la révolution des pierres, un changement en profondeur qui se fera à travers l'art.)

jeudi 14 mai 2015

Un jour un dessin

Quand je revois ces portraits que je réalisais il y a quelques années, je ne peux pas m'empêcher de penser à comment je me sentais en les créant. Et je dois l'avouer quand on crée on est réellement dans un état second. Et c'est pour ça que pour moi être créatif est passionnant. Parce qu'il s'opère une magie qu'on ne peut pas expliquer.


mercredi 13 mai 2015

Collier tressé


Ce qui est agréable dans la création de bijoux par soi-même c'est qu'ils sont forcément à notre image. Il n'en existe pas deux pareil et on peut les fabriquer pour peu de frais. Ici j'ai eu envie de tresser un collier car le tressage ou le tissage m'intéresse de plus en plus. J'avais déjà réalisé un projet un peu similaire avec un petit tapis de corde nautique. Ici j'ai utilisé un cordage de chanvre, plus fin, plus souple et de la ficelle type lacet de chaussure que l'on peut trouver dans une mercerie. Le résultat est un collier souple, très léger et unique. Chaque cordage mesure 1 m de long (X2 pour le doubler).


Voici le matériel nécessaire: Il faut y rajouter un tube de colle transparente et du scotch papier.



J'ai commencé par disposer mes cordes sur un porte document plat pour maintenir le début du tressage:

Puis j'ai effectué le tressage comme suit:
Pensez à resserrer votre travail après chaque étape. Personnellement j'ai voulu que le collier montre de belles boucles, pas serrées pour garder en souplesse, en maintenant les 2 rangs de chaque couleur côte à côte.

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Pour terminer le tressage, il faut se laisser un peu de marge car ce genre de ficelle est très souple et se défile très facilement.



J'ai utilisé du scotch papier pour assembler toutes les ficelles et pour former un support qui me permette de fixer l'embout métallique.




Pour cacher le scotch j'ai enroulé de la ficelle de chanvre et fixer avec de la colle transparente.




J'ai ensuite assembler les anneaux et le fermoir.






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